Peut on construire une "société de confiance" sur la lutte des classes?
Contribution exceptionnelle d'un ami; Merci à toi
Le 6 février, Ségolhaine Royal tenait un meeting à Paris. Contrairement à ce que pense certains, elle n'a pas dérapé mais dévoilé le fond de sa pensée sur l'entreprise, s'en prenant pêle mêle aux "puissances de l'argent" où à cet "argent arrogant". Des relents de lutte des classes toujours plus forts pour une candidate qui mène de plus en plus une politique d'extrême gauche. On aurait cru entendre à Paris il y a deux jours François Mitterand en 1971 au Congrès d'Epinay. 36 ans de cela.. Et une position qui n'a pas évolué d'un iota chez le plus réactionnaire de tous les candidats. Ségolène Royal c'est l'extrême droite morale et l'extrême gauche économique. Alors certes ça donne un barycentre à gauche mais qui peut se reconnaître là dedans? Dans un discours manichéen au possible pour qui créer une entreprise, être un entrepreneur est scandaleux.
La seule à avoir applaudi le discours, c'est Arlette Laguiller.. Elle a déclaré "qu'au moins en paroles, Ségolène Royal revient à des fondamentaux de gauche". On croyait tenir Tony Blair, c'est en fait l'extrême gauche qui revient en force, avec l'alliance de l'extrême droite moralisatrice. J'ai cru un moment qu'avec Ségolène Royal la gauche sortirait de son enfermement idéologique et chercherait à appliquer ce qui marche ailleurs. Je suis revenu de mon illusion et je voterai Nicolas Sarkozy. Quoi qu'on en dise, il a une politique économique rationnelle qui créera la richesse et est surtout beaucoup moins réactionnaire que Ségolhaine Royal. Un surnom d'autant plus mérité pour cette dernière à voir toute sa haine se déployer