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mercredi 2 mai 2007

Jean Peyrelevade, conseiller de François Bayrou sur les propositions "obscènes" de Royal


Jean Peyrelevade, conseiller de François Bayrou :

“Les propositions de Ségolène Royal à François Bayrou sont obscènes et donc maladroites. Au point d’être sans doute contre-productives en termes électoraux.

D’abord pour des raisons de forme. Comment peut-on aujourd’hui proposer un débat, des ministres, demain Matignon peut-être, à quelqu’un dont on disait hier qu’ “il n’était pas le troisième homme”, qu’il était un “homme de droite” (citations de François Hollande), qu’il n’avait “pas de programme” (Ségolène Royal). L’affolement de la direction socialiste est-il si grand (et la peur de perdre) qu’elle envisage officiellement de s’allier avec qui était jusqu’à présent récusé ?

Ensuite pour des raisons de fond. L’ “ouverture” de Ségolène Royal constitue une double erreur de diagnostic.

(..)

Sur le parti socialiste en second lieu. Celui-ci n’a plus beaucoup de réserves à gauche. Le Parti Communiste a disparu. Les voix de l’extrême gauche sont divisées, marginales, incohérentes, purement protestataires : les récupérer durablement nécessitera un grand effort pour un maigre résultat. Cet éclatement de la gauche en chapelles inconciliables est à la fois cause et conséquence de l’impéritie intellectuelle du PS. Ce dernier n’a plus de ligne directrice dominante. Qu’y a-t-il de commun entre Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn ? Divisé entre social-démocratie et gauche protestataire, entre économie de marché et étatisme, entre pro-européens et anti-mondialistes, le Parti Socialiste n’est plus en état de gouverner durablement le pays.

Il lui faudrait d’abord surmonter sa crise et se réformer. A terme, l’alliance de sa composante sociale-démocrate et du centre est la seule chance pour la gauche de gouvernement de revenir au pouvoir. Mais cela nécessite du soin, du temps, un long mûrissement et ne se fait pas à l’arraché, dans l’humiliation du partenaire hier vilipendé. D’autant qu’à mon sens ce sont le centre et François Bayrou qui seront en fait le vrai moteur, les vrais pivots du changement, pas le PS lui même qui risque, au lendemain de l’élection présidentielle, de se déchirer encore plus.

Voilà pourquoi, entre autres raisons, François Bayrou n’a pas répondu (et ne répondra pas) à des avances inconvenantes.

Jean Peyrelevade
ancien Président du Crédit Lyonnais
conseiller de François Bayrou

mercredi 25 avril 2007

Ce que disait Ségolène Royal de Bayrou


Souvenons nous, avant de faire une parade de séduction devant François Bayrou pour obtenir les faveurs de quelques uns de ses électeurs, Ségolène Royal était extrêmement critiqique vis à vis de lui. Retour sur quelques unes de ses déclarations

- «Il est assis entre deux chaises. Je ne sais pas si vous avez essayé de rester assis entre deux chaises, ce n’est pas très confortable.» (Ségolène Royal le 20 avril)

- «Son “ni droite, ni gauche” masque l’immobilisme le plus absolu, le refus de dire clairement quelles sont les solutions qui seront apportées aux problèmes qui se posent au pays.» (Ségolène Royal le 27 mars)

- «C’est une forme d’imposture.» (Ségolène Royal le 14 mars)

- «Il cherche à brouiller les cartes.» (Ségolène Royal le 1er mars)

- «La politique n’a rien à gagner dans le ramollissement des identités politiques.» (Ségolène Royal le 26 février)

mardi 24 avril 2007

Qui choisiront les électeurs UDF?

Les deux candidats cherchent à convaincre, mais pas les mêmes personnes.. Après avoir obtenu le soutien des candidats d'extrême gauche, Royal cherche à convaincre Bayrou, Sarkozy cherche lui à convaincre les électeurs. Deux façons différentes de faire de la politique..

lundi 11 décembre 2006

1 + 1 + 1 = 1

Vous l'avez probablement remarqué, le PRG et le MRC m'ont rejoint dans ma campagne. Pas franchement qu'ils partagent mes idées mais on s'est arrangé. En politique on est entre copains, je les cotoye depuis 30 ans déja alors on a trouvé un arrangement. Je leur file 10 circonscriptions chacun et ils me foutent la paix. Ni vu ni connu j'achète 6% des voix des électeurs. Votez, votez, ça sert à quelque chose je vous assure..
Ségolène Royal