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mercredi 9 mai 2007

La gauche continue à attiser le ressentiment

Fidèle à elle même, la gauche française a continué à contester une élection démocratique par une majorité très large. Ainsi, le soir de l'élection, j'ai choisi de suivre les résultats dans ma ville depuis un lieu où ils étaient retransmis publiquement. Sans étonnement, j'ai eu droit aux "trou duc" et autres "facho" à l'annonce de la victoire claire de Nicolas Sarkozy. La même bien pensance de gauche pour laquelle on a raison tant qu'on est de gauche, tort quand on est de droite. Le lendemain, ça continue: Ségolène Royal avait attisé l'antisarkozysme primaire des excités, espérant provoquer des remous ou des émeutes. Faisant ouvertement de l'incitation à la violence, elle ne peut que se réjouir du mouvement qu'elle a fait naitre avec le PS: Des casseurs, et non des "jeunes", s'en sont donné à coeur joie grâce à sa bénédiction et ont détruit, blessé, frappé.

Violence légère comparée à celle qui règne au PS, nouveau pays des tontons flingueurs. Laminée dans les urnes, Royal tente de prendre en otage le PS pour être candidate également en 2012. Les éléphants sortent le bazooka en représaille et tirent à vue avec la même haine. Un seul mot d'ordre pour tous ces opportunistes: Tirer la couverture à soi pour gagner un siège ou une nomination. De débat d'idées, il n'est pas question..

Pitoyable spectacle d'une gauche qui faute de programme et de positionnement clair (Alors, c'est toujours de l'extrême gauche au centre l'alliance?) en est réduit à jouer un pourrissement, jouant ouvertement contre son pays. La défense des indemnités parlementaires des caciques du parti socialiste passe désormais au dessus de l'intérêt de la France.

mercredi 2 mai 2007

Jean Peyrelevade, conseiller de François Bayrou sur les propositions "obscènes" de Royal


Jean Peyrelevade, conseiller de François Bayrou :

“Les propositions de Ségolène Royal à François Bayrou sont obscènes et donc maladroites. Au point d’être sans doute contre-productives en termes électoraux.

D’abord pour des raisons de forme. Comment peut-on aujourd’hui proposer un débat, des ministres, demain Matignon peut-être, à quelqu’un dont on disait hier qu’ “il n’était pas le troisième homme”, qu’il était un “homme de droite” (citations de François Hollande), qu’il n’avait “pas de programme” (Ségolène Royal). L’affolement de la direction socialiste est-il si grand (et la peur de perdre) qu’elle envisage officiellement de s’allier avec qui était jusqu’à présent récusé ?

Ensuite pour des raisons de fond. L’ “ouverture” de Ségolène Royal constitue une double erreur de diagnostic.

(..)

Sur le parti socialiste en second lieu. Celui-ci n’a plus beaucoup de réserves à gauche. Le Parti Communiste a disparu. Les voix de l’extrême gauche sont divisées, marginales, incohérentes, purement protestataires : les récupérer durablement nécessitera un grand effort pour un maigre résultat. Cet éclatement de la gauche en chapelles inconciliables est à la fois cause et conséquence de l’impéritie intellectuelle du PS. Ce dernier n’a plus de ligne directrice dominante. Qu’y a-t-il de commun entre Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn ? Divisé entre social-démocratie et gauche protestataire, entre économie de marché et étatisme, entre pro-européens et anti-mondialistes, le Parti Socialiste n’est plus en état de gouverner durablement le pays.

Il lui faudrait d’abord surmonter sa crise et se réformer. A terme, l’alliance de sa composante sociale-démocrate et du centre est la seule chance pour la gauche de gouvernement de revenir au pouvoir. Mais cela nécessite du soin, du temps, un long mûrissement et ne se fait pas à l’arraché, dans l’humiliation du partenaire hier vilipendé. D’autant qu’à mon sens ce sont le centre et François Bayrou qui seront en fait le vrai moteur, les vrais pivots du changement, pas le PS lui même qui risque, au lendemain de l’élection présidentielle, de se déchirer encore plus.

Voilà pourquoi, entre autres raisons, François Bayrou n’a pas répondu (et ne répondra pas) à des avances inconvenantes.

Jean Peyrelevade
ancien Président du Crédit Lyonnais
conseiller de François Bayrou

dimanche 29 avril 2007

Ah là là, assumer ses magouilles...

Jusqu'à peu, le PS a tappé énormément sur Bayrou. Par opportunisme, Royal essaye de se le rallier désormais. Le PS tente donc d'effacer ce qu'il a pu dire de par le passé avec plus ou moins de succès.. Exemple: Le site "tout sur Bayrou" qui recensait des argumentaires pour lutter contre lui a été censuré par la rue de Solferino.. Derrière un incompréhensible "This user has elected to delete their account and the content is no longer available.", il faut lire "Désolé, notre stratégie marketing a changé. Veuillez arrêter de croire qu'on est de gauche et vous rendre sur "Tous avec Bayrou""; Il faut une sacrée dose d'opportunisme..

http://toutsurbayrou.parti-socialiste.fr/
Version avant censure, merci Google

jeudi 26 avril 2007

L'arnaque du débat Royal Bayrou


Ségolène Royal tente depuis plusieurs jours de ramener la campagne vers un possible débat Bayrou/Royal. C'est exactement la même entourloupe que quand Bayrou proposait un débat à 4 sur internet pour faire parler de lui sans entrer dans le projet.

Ségolène Royal en effet craint la confrontation des projets. A tel point d'ailleurs qu'elle essaye par tous les moyens de réduire la durée du débat qui l'opposera à Nicoas Sarkozy le 2 mai. A tel point aussi qu'elle tente de résumer le débat à une diabolisation de Nicolas Sarkozy pour éviter la confrontation des projets et des programmes.

Dernier avatar de cette esquive permanente de la dame aux caméras, la proposition d'un débat avec François Bayrou. La manoeuvre a de multiples intérêts: Faire parler d'elle sans s'engager sur quoi que ce soit par exemple. Diaboliser à nouveau également. Mais surtout, esquiver une fois de plus le vrai débat du second tour: Qui est le plus apte, le plus compétent pour gouverner entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal? On est en droit d'attendre un débat de fond entre les deux. Las, Ségolène Royal l'évite en proposant maintenant un débat qui aurait eu son intérêt au premier tour...

En essayant de s'attirer les barons de l'UDF, Ségolène Royal tente de tromper les électeurs qui se sont prononcés clairement pour un face à face entre deux candidats. Elle esquive les questions de fond pour y préférer des négociations sur le nombre de ministres UDF ou d'éventuels désistements. Ségolène Royal, c'est l'esquiver perpétuelle

Et vous, qu'en pensez vous?

Le PS, désuni, critique fortement Royal sur ses négociations avec les barons de l'UDF


Florilège des réactions internes au PS à la négociation de sa candidate avec François Bayrou et les barons de l'UDF.


François Hollande considère le dialogue avec François Bayrou comme "pas convenable" : « Dès lors qu'il dit qu'il ne donnera pas de consigne de vote, nous allons nous adresser à ses électeurs, rien qu'à ses électeurs », estime t-il agacé. Avant d’ajouter : « La main a été tendue, elle n'a pas été prise. Il n'y a donc pas de négociation à avoir avec l'UDF et pas de majorité avec François Bayrou. Le seul débat que nous devons avoir entre les deux tours, c'est avec Nicolas Sarkozy». La coordination entre le premier secrétaire du parti socialiste et sa compagne officielle laisse apparemment à désirer...


« Ce procédé est parfaitement déloyal », pour l'ancien ministre Jean Glavany qui ne comprend pas pourquoi Ségolène Royal n’a pas attendu de se concerter avec la direction du PS et la base militante. Ce procédé irrite au plus haut point les dirigeants socialistes qui se voient contraints d’abdiquer face aux calculs politiciens de Ségolène Royal, elle qui pourtant accusaient François Bayrou de tous les maux il y a quelques jours encore.


Daniel Vaillant est venu ajouter sa voix au concert de désapprobation en estimant que « ce changement de stratégie » est néfaste pour le PS


Harlem Desir s’insurge contre cette décision qui mènera selon lui « à une machine à détruire les socialistes


De son côté, Michel Charzat ironise, « à l'issue d'une initiative que j'imagine avoir été soigneusement pesée dans ses conséquences, nous nous trouvons dans une situation cocasse où François Bayrou, le battu du premier tour, se trouve en position d'arbitre du second. Je m'inquiète de la confusion qui pourrait s'instaurer ».

Jean-Luc Melenchon s’emporte, « camarades, vous jouez avec le feu », suivi par le président du MJS Razzye Hammadi qui s’est dit désespéré, « ça fait mal au cœur ».



Et dire qu'unis comme ils sont, ils veulent s'ouvrir pour faire une majorité "cohérente" allant de Besancenot/Laguiller/Buffet à Bayrou.. Ca promet pour l'avenir de la France

mercredi 25 avril 2007

Jean-Luc Mélenchon, sénateur PS, dénonce la stratégie de Ségolène Royal


Jean-Luc Mélenchon, sénateur PS, dénonce la stratégie de Ségolène Royal, mélange de diabolisation de Nicolas Sarkozy et de danse du ventre à l'UDF qu'on accusait encore hier d'être de droite. Morceaux choisis de son billet, à lire sur son blog:

Attention ! Camarades, vous jouez avec le feu. Quoi ? Des ministres UDF ? Oh j’ai bien entendu la nuance ! Il y a une condition: il y aura des ministres UDF si Bayrou est d’accord avec le pacte présidentiel. Mais je ne suis pas tombé de la dernière pluie. Je comprends que l’alliance est proposée. Si elle ne se fait pas, « on » pourra dire « c’est de leur faute ».


La semaine dernière nous expliquions encore tous sur tous les tons que "Bayrou c’est la droite !" François Hollande l'a dit dans ces termes, aussi crument. On m’a même chargé d’une cellule d’argumentation sur ce sujet avec les sénateurs socialistes ! Nous avons donc édité un document fait de fiches thématique: 50 pages ! C’était un leurre ? Un rideau de fumée ? Vous me manipuliez ? Quelle misère !


Aux journalistes sur place, après le meeting, en libre propos, si j’en crois ce que l’une d’entre elle m’a répété, le complément a été donné: « le pacte n’est pas intangible, on peut le discuter ». Quelle journée de dupes! Je n’arrive pas à le croire. Sans doute parce que je ne veux pas le croire. N’empêche : quel incroyable contresens.


A-t-on oublié ceux qui ont voté Royal en venant de l’autre gauche, communistes (voyez les cartons pleins de Ségolène Royal dans les communes communistes), altermondialistes ou trotskistes, au nom du fameux vote utile ? Pense- t- on les mobiliser avec cette perspective d’avoir des ministres UDF au bout du bulletin de vote ? A quel niveau de diabolisation du vote Sarkozy faudra-il monter pour faire avaler ce tour de passe passe ? Et aussi croit on que les neuf points de l’autre gauche nous sont acquis quoi qu’il arrive et quoique l’on dise et fasse ? A-t-on pris des assurances du côté de Besancenot, de Buffet et de Laguiller pour qu’ils maintiennent leur consigne de vote et se mobilisent pour faire voter Ségolène Royal même avec ses nouveaux bagages accompagnés de l’UDF ?



dimanche 22 avril 2007

Planète Bayrou

mercredi 18 avril 2007

Trouvé sur internet

A propos de François Bayrou

“Voilà un homme qui prétend rompre avec le système et qui prépare avec Michel Rocard des combinaisons d’appareils dans le dos des Français !”…

Vos réactions?

Source

François Bayrou, un homme neuf

mardi 10 avril 2007

François Sauvadet: L'UDF n'est pas prêt à un rapprochement avec le PS


La ligne politique de François Bayrou continue à provoquer des remous dans l'UDF et dans l'électorat du parti centriste. La volonté affichée officiellement de gouverner par delà les clivages entre droite et gauche séduit dans un PS désemparé par la candidature de Ségolène Royal qui mélange posture droitière et incompétence affichée. Les électeurs de gauche tentés par le vote Bayrou ont ils raison? Les réactions de l'appareil du parti centriste montrent clairement que non.

Ainsi, le journal Le Monde nous apprend que les candidats UDF mettent leurs campagnes pour les législatives entre parenthèses; La raison? Un électorat déboussolé par les recentrage à gauche de François Bayrou. L'UDF a toujours gouverné à droite et Jacques de Rocca Serra, UDF adjoint du maire UMP de Marseille de dire les choses avec un léger cynisme: ""On a pris le parti de ne pas s'occuper des législatives. On concentre tout sur la présidentielle. Pour le reste, on verra après". Traduction: Essayons d'embrouiller les électeurs socialistes maintenant, si l'on perd on pourra toujours se réallier avec l'UMP pour sauver nos sièges sans s'être mouillé aujourd'hui.

Certains élus UDF le disent clairement, jamais l'UDF ne pourra gouverner sans l'UMP et encore moins avec le PS; Trois illustrations, tout d'abord le député UDF du Calvador Claude Leteurtre déclare: ""les gens ne comprennent pas de prime abord qu'on veuille rompre avec l'UMP. Culturellement, nos électeurs fonctionnent sur une alliance avec l'UMP. Cela leur semble naturel", poursuit-il. Un rapprochement avec le PS ? "Je ne parle jamais de ce sujet dans mes réunions. Et, on m'en parle peu. Franchement, on ne semble pas prêt à cela."

Deuxième exemple, Stéphane Demilly, a pris position en faveur de M. Bayrou, mais souligne que son suppléant lors des élections législatives de juin sera, comme en 2002, Jean-Pierre Viénot, maire (UMP) de Péronne : "Il y a les jeux stratégiques nationaux et le travail sur le terrain. Ce sont deux choses différentes. Les bagarres à Paris, c'est pas mon truc." Sous-titres? Il faut "tout changer pour que rien ne change" et que les notables UDF de province retournent s'allier avec l'UMP..

Pour finir, voyons Gilles Artigues, élu UDF de Saint Etienne, ajoint du maire.. UMP encore. Il reste discret sur l'éventuelle "rupture" qui pourrait l'amener à conduire sa propre liste aux municipales, face à celle du maire UMP. "Je ne le ferai que s'il y a une attente d'une offre différente au niveau local. Je ne veux pas être responsable du basculement de la ville à gauche".
Relisez la dernière phrase, en langage explicite ça veut dire "je suis et je reste de droite".


Un dernier pour la route? Le député UDF Jean Dionis du Séjour: "les élus UDF vont rester dans leur logique d'alliance avec l'UMP".

Electeurs socialistes vous aurez été prévenus..



mercredi 4 avril 2007

Bayrou décrédibilise sa posture d'ouverture démocratique

François Bayrou a montré hier son vrai visage en proposant un débat à 4 candidats sur internet: Récuser le "système" quand cela vous arrange, défendre un débat à 4 notables du système en bafouant les droits des 8 autres candidats quand cela vous arrange.. On y voit l'authenticité de son positionnement ni droite ni gauche qui se révèle être surtout un positionnement "moi, moi, moi!"

Le net ne s'y trompe pas et même les pro-Bayrou les plus fervents sur internet sont très critiques vis à vis de celui dont ils viennent enfin de distinguer le vrai visage, un visage semblable à celui de Ségolène Royal, l'opportunisme: De droite quand cela les arrange, de gauche quand le vent tourne. Cette posture de la girouette fonctionne tant que personne ne porte attention à vous. Quand on s'intéresse aux propositions et qu'on en voit l'extrême variabilité, on entre sur un terrain dangereux pour ces candidats. Et à ce titre Bayrou et Royal sont remarquablement similaires dans la manipulation et le camouflage: L'un joue sur des photos campagnardes pour masquer sa participation aux gouvernements et de droite et sa grande collusion avec le système. L'autre joue la carte de l'empathie avec les français alors qu'elle fait partie d'une France d'en haut déconnectée de la réalité.

Irène Delse se montre très critique sur le blog de Daniel Schneidermann, écrivant: "Ce ne serait pas bon pour la démocratie, une telle concentration sur les “notables” ! Du moins c’est ainsi que ce serait pris. Prudence, FB, tu te décridibilise…"

Page2007 a également des mots très durs vis à vis du candidat qu'ils soutiennent pourtant: "On n’en revient pas que François Bayrou ait commis une telle erreur. Lui, l’homme qui se réclame d’Internet, qui se réclame du droit des petits candidats à exister “contre les grandes puissances médiatiques”, demande aux blogueurs d’organiser un rapt démocratique au profit des “quatre candidats dominants”, en laissant dans le silence les huit autres. C’est confondant."

Le blog de Quitterie Delmas illustre également l'incompréhension des premiers qui commencent à prendre conscience de l'illusion Bayrou. Exemple d'un commentaire déposé sur le blog: “François Bayrou voulait faire exploser le système de bipolarisation… pour le remplacer par la quadrature du débat! ou comment contester le système quand il ne vous arrange pas et le vérouiller quand les sondages vous y font rentrer…”

José Férré, l'auteur des carnets de nuit n'est pas plus tendre avec François Bayrou. Il s'attarde sur l'ancien ministre du gouvernement Balladur qui a "aujourd'hui [montré] son vrai visage en voulant un débat à 4 (sans les 8 “petits“)". Et Ferré d'expliquer comment le soit disant pluralisme de Bayrou ressemble de plus en plus à la posture électoraliste. Analyse d'autant plus juste qu'elle est mise en perspective avec d'autres paroles sentant bon le populisme tenues par Bayrou ces derniers jours pour relancer une campagne en perdition..

Voir aussi

lundi 26 mars 2007

Une photo vaut mieux qu'un long discours

L'UMP et l'UDF menant campagne ensemble

vendredi 23 mars 2007

Devinette

De qui est cette phrase selon vous. C'est un candidat à la présidentielle dont les priorités sont l'entreprise, réduire le gaspis, lutter contre l'assistanat, défendre la valeur travail et la cohésion nationale.

"Mes priorités sont celles-ci : d’abord il faut réconcilier les
Français avec l’entreprise
, soutenir les PME qui innovent, qui créent
des emplois, qui investissent et qui exportent en luttant contre toutes
les formes de gaspillage de dépenses aujourd’hui de l’argent public
qui
sont données de façon non différenciées entre des entreprises qui n’en ont pas
besoin et celles qui en ont besoin. Il faut aussi faire une société du
donnant donnant
, c’est-à-dire qu’à chaque nouveau droit désormais doit
correspondre un devoir parce que je ne veux pas d’une société de
l’assistanat
. (..) Moi je crois [à] la valeur travail et à la
cohésion nationale."


Un cadeau pour celui qui devine.