mardi 14 novembre 2006

Le dernier bruit qui court

Outre que les amis de Ségolène Royal puisent leur optimisme dans les sondages, leur certitude vient peut-être aussi de ce que les Ségolistes ont averti les élus, dans les différentes fédérations socialistes, que s’ils n’appelaient pas à faire le « bon choix » dès le premier tour, ils auraient quelque souci à se faire quant à la reconduction de leur investiture aux prochaines législatives ! Du moins, est-ce le bruit qui court au PS.
Inquiétude cependant des supporters d’abord sur les capacités de Ségolène Royal à apporter des réponses précises sur les grands dossiers et notamment sur les problèmes économiques. Inquiétude donc sur l’aptitude de Ségolène Royal, si elle est désignée, à entrer vraiment dans une campagne présidentielle où "l’à peu près" n’est plus de mise. Hier soir lorsque furent abordés ces sujets, la candidate semblait tendue et les visages des supporters alentour étaient crispés. Après l’émission, Julien Dray , convenait du bout des lèvres, que les réponses faites par la candidate aux questions économiques , durant ce grand Jury, manquaient encore de structuration ! Un supporter de la candidate socialiste s’échinait à expliquer qu’il y avait un temps pour tout, un temps pour affirmer des valeurs et un temps pour les réponses techniques qui viendraient plus tard. Quant à Jean-Louis Bianco, l’ancien secrétaire général de l’Elysée, il justifiait le flou, le vague, voire la vacuité de certaines réponses de Ségolène Royal par un choix délibéré de ne pas réagir comme les acteurs traditionnels de la politique qui prétendent avoir réponse à tout.

Inquiétude aussi quant à la dureté de la campagne présidentielle. Une supporter de Ségolène Royal expliquait que la cassette vidéo n’aurait pas d’effets sur les primaires et que le procédé se retournerait contre le camp de Dominique Strauss Khan soupçonné d’être l’auteur de cette mauvaise manière. Mais elle ajoutait tout de suite qu’il fallait s’attendre à pire dans les jours et les semaines à venir et que les coups viendraient aussi bien de la gauche que de la droite. Cequi donne à penser qu’il ne sera pas aisée pour Ségolène Royal , si elle est désignée, de rassembler les socialistes après une campagne des primaires qui a été urbaine sur l’avant-scène médiatique mais sanglante en coulisses.


Tiré du blog de Pierre-Luc Séguillon, LCI.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

La dénomination "ségoliste" ne fait-elle pas trop gaulienne ?
:-)
http://www.amusoire.net/?2006/11/09/280-royale-langue#c16094