jeudi 26 avril 2007

Le PS, désuni, critique fortement Royal sur ses négociations avec les barons de l'UDF


Florilège des réactions internes au PS à la négociation de sa candidate avec François Bayrou et les barons de l'UDF.


François Hollande considère le dialogue avec François Bayrou comme "pas convenable" : « Dès lors qu'il dit qu'il ne donnera pas de consigne de vote, nous allons nous adresser à ses électeurs, rien qu'à ses électeurs », estime t-il agacé. Avant d’ajouter : « La main a été tendue, elle n'a pas été prise. Il n'y a donc pas de négociation à avoir avec l'UDF et pas de majorité avec François Bayrou. Le seul débat que nous devons avoir entre les deux tours, c'est avec Nicolas Sarkozy». La coordination entre le premier secrétaire du parti socialiste et sa compagne officielle laisse apparemment à désirer...


« Ce procédé est parfaitement déloyal », pour l'ancien ministre Jean Glavany qui ne comprend pas pourquoi Ségolène Royal n’a pas attendu de se concerter avec la direction du PS et la base militante. Ce procédé irrite au plus haut point les dirigeants socialistes qui se voient contraints d’abdiquer face aux calculs politiciens de Ségolène Royal, elle qui pourtant accusaient François Bayrou de tous les maux il y a quelques jours encore.


Daniel Vaillant est venu ajouter sa voix au concert de désapprobation en estimant que « ce changement de stratégie » est néfaste pour le PS


Harlem Desir s’insurge contre cette décision qui mènera selon lui « à une machine à détruire les socialistes


De son côté, Michel Charzat ironise, « à l'issue d'une initiative que j'imagine avoir été soigneusement pesée dans ses conséquences, nous nous trouvons dans une situation cocasse où François Bayrou, le battu du premier tour, se trouve en position d'arbitre du second. Je m'inquiète de la confusion qui pourrait s'instaurer ».

Jean-Luc Melenchon s’emporte, « camarades, vous jouez avec le feu », suivi par le président du MJS Razzye Hammadi qui s’est dit désespéré, « ça fait mal au cœur ».



Et dire qu'unis comme ils sont, ils veulent s'ouvrir pour faire une majorité "cohérente" allant de Besancenot/Laguiller/Buffet à Bayrou.. Ca promet pour l'avenir de la France

1 commentaire:

faivre a dit…

Eh oui, la mégaloségo a une conception particulière de la politique : faire n'importe quoi et son contraire ; éviter les sujets qui fâchent ; parler le moins possible de son projet (à mon avis, elle n'en a pas). Ce qui compte pour elle, c'est sa réussite personnelle et telle la grenouille de la fable, elle finira en explosion. Si nécessaire, elle mettra des bas résilles, prendra son petit sac à main, arborera l'éternel sourire qui lui sert de logo et ira racoler le client au bois de Boulogne.